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ComprendreDette de la France : questions fréquentes
Des réponses courtes, chiffrées et sourcées aux questions les plus posées sur la dette et le déficit de la France.
Quel est le montant de la dette publique de la France ?
Au 30 juin 2026, la dette publique de la France s’élève à 3 595,5 milliards d’euros, soit 119,0 % du produit intérieur brut (PIB). C’est le dernier chiffre officiel, publié par l’INSEE le 29 septembre 2026. Le compteur de la page d’accueil estime son évolution depuis cette date.
Quelle est la différence entre la dette et le déficit ?
Le déficit est un flux : sur une année, l’écart entre les dépenses et les recettes des administrations publiques. La dette est un stock : tout ce qui reste à rembourser à une date donnée. Chaque année de déficit, l’argent qui manque est emprunté et s’ajoute à la dette.
Quel est le déficit public de la France ?
En 2025, le déficit public s’élève à 152,5 milliards d’euros, soit 5,1 % du PIB. En 2024, il était de 169,1 milliards d’euros, soit 5,8 % du PIB (Eurostat, données INSEE). Le déficit public en détail.
Combien la France paie-t-elle d’intérêts sur sa dette ?
En 2025, les administrations publiques ont versé 66,6 milliards d’euros d’intérêts, soit 2,2 % du PIB. En 2024, c’était 60,1 milliards d’euros (Eurostat, données INSEE). La charge de la dette en détail.
Quel est le niveau des prélèvements obligatoires en France ?
En 2025, les prélèvements obligatoires (impôts, taxes et cotisations sociales) représentent 43,6 % du PIB, après 42,7 % en 2024 (INSEE). Selon Eurostat, la France est en 2024 le deuxième pays de l’Union européenne pour le poids des impôts et cotisations sociales (45,3 % du PIB), derrière le Danemark (45,5 %) ; la moyenne de l’Union est de 40,3 %. Les deux chiffres ne suivent pas exactement la même définition. Les prélèvements obligatoires en détail.
À qui la France doit-elle sa dette ?
Au 31 décembre 2025, 54,3 % de la dette publique était détenue par des non-résidents (investisseurs installés hors de France), soit 1 880,2 milliards d’euros. En France, les principaux détenteurs étaient les banques et fonds monétaires (16,7 %), la Banque de France (16,5 %) et les autres sociétés financières, comme les assureurs (11,3 %) (Eurostat). Qui détient la dette en détail.
La France peut-elle faire faillite ?
Il n’existe pas, pour un État, de procédure de faillite comme pour une entreprise : aucun tribunal ne peut placer un État en liquidation. Le risque pour un État est le défaut de paiement, c’est-à-dire ne pas payer à temps les intérêts ou le remboursement de sa dette.
La France rembourse les titres qui arrivent à échéance en grande partie grâce à de nouveaux emprunts : c’est le refinancement. Le coût de ces nouveaux emprunts dépend des taux d’intérêt du marché. En septembre 2026, la France empruntait à 10 ans à 4,44 % en moyenne (BCE). Des agences de notation évaluent la capacité de la France à rembourser ; leurs notes sont publiées sur leurs propres sites.
La France est-elle le pays le plus endetté d’Europe ?
Non. Au 31 mars 2026, la dette publique de la France représente 117,6 % du PIB, au troisième rang de l’Union européenne, après la Grèce (143,5 %) et l’Italie (138,9 %). La moyenne de la zone euro est de 88,9 %, celle de l’Union européenne de 82,9 % (Eurostat). La dette en Europe.
Quelle est la dette publique par habitant ?
Au 30 juin 2026, la dette publique représente environ 52 024 euros par habitant (3 595,5 milliards d’euros divisés par 69 112 309 habitants au 1er janvier 2026). La dette par habitant en direct.
Quelle part de la dette vient de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités ?
Au 30 juin 2026, l’État porte 2 942,1 milliards d’euros (81,8 %), les administrations de sécurité sociale 309,4 milliards (8,6 %), les administrations publiques locales 274,9 milliards (7,6 %) et les organismes divers d’administration centrale 69,2 milliards (1,9 %) (INSEE). Voir la dette de la Sécurité sociale et la dette des collectivités locales.
La dette des ménages et des entreprises compte-t-elle dans la dette publique ?
Non. La dette publique ne concerne que les administrations publiques. Au 30 juin 2026, les ménages doivent en plus 1 786,1 milliards d’euros de crédits (59,1 % du PIB) et les entreprises non financières 2 798,2 milliards d’euros de prêts et de titres de dette (92,7 % du PIB) (Banque de France, via la BCE). Voir la dette des ménages et la dette des entreprises.
Qu’est-ce que la dette « au sens de Maastricht » ?
C’est la définition de la dette publique utilisée dans l’Union européenne. Elle couvre l’ensemble des administrations publiques, elle est brute (on ne déduit pas les actifs), consolidée (les dettes entre administrations ne sont pas comptées deux fois) et comptée à la valeur nominale, c’est-à-dire au montant à rembourser. Voir le glossaire.
Qui emprunte au nom de l’État ?
L’Agence France Trésor, service du ministère chargé de l’Économie, émet les titres de la dette de l’État sur les marchés : les OAT (moyen et long terme) et les BTF (court terme). Chaque année, la loi de finances votée par le Parlement fixe le tableau de financement de l’État. Fin juillet 2026, la dette négociable de l’État s’élève à 2 882 milliards d’euros (Agence France Trésor).
D’où viennent les chiffres de ce site ?
Tous les chiffres viennent de sources publiques officielles : INSEE, Eurostat, Banque centrale européenne, Banque de France, Agence France Trésor, OFGL et rapports du Parlement. Chaque chiffre indique sa source et sa date. Méthode et sources, charte éditoriale.
Chiffres à jour au 13 octobre 2026. Les définitions des termes techniques sont dans le glossaire.